Jeudi 19/12/2024
Les fêtent reviennent donc, et avec elles le sentiments de se fondre dans une tradition familiale, une suite de moments inscrits dans l’histoire, et qui changent peu à peu sans tout à fait changer. Nous possédons des photos et même des films des années 1940/1950 montrant les membres de la famille pendant les festivités. On y retrouve les mêmes yeux écarquillés , les mêmes rires chez les enfants, les mêmes sourires amusés, la même envie de faire la fête qu’aujourd’hui. Sur un film de la fin des années 40, mon grand-père découpe une dinde en mimant un accident de couteau et un éventrement, dans l’hilarité générale. Cette scène s’est déjà probablement produite au cours de nos retrouvailles actuelles et rien ne dit que cette année encore… Sur des photos d’il y a plus de soixante-dix ans, on voit ma mère, ses frères et ses cousins, en extase quasi religieuse vers ce qu’on devine être un sapin illuminé. Nos enfants, malgré leur âge, font de même aujourd’hui !
Vendredi 20/12/2024
Hier soir, notre aînée est revenue dans la famille pour une semaine. C’est comme si le cocon s’était refermé, comme si la porte de la chambre s’était close. La chaleur de naguère est revenue, l’unité a été retrouvée.C’est inexplicable et irrationnel, à peine une sensation, mais le fait est que les non-dits, la communication à bas bruit, l’impression puissante d’une fluidité dans les rapports, et d’une complétude sont à nouveau perceptibles. L’approche des fêtes, et des réjouissances qui les accompagnent, y est certes pour beaucoup, mais il y a autre chose, un liant, un précipité qui nous agglomèrent quand nous nous retrouvons tous les quatre, quelque chose qui unit naturellement et qui rend l’existence chaude et fluide. Un constituant du bonheur, certainement. Il faut savoir saisir toute la densité de ces instants.
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