Jeudi 03/07/2025
Après quelques jours d’infidélité, je retrouve le train, et cela pour la dernière fois cette année. Ces quelques lignes sont donc les ultimes de ce recueil. Ce petit challenge - écrire chaque jour dans le temps que me donne le court trajet en train - aura ainsi été relevé, la gageure n’était pas impossible, et ce fut avec un grand plaisir que j’ai noirci régulièrement ces pages de carnet. La version définitive est réellement celle rédigée dans le train à l’exception de quelques fautes ou tournures de phrases corrigées. Ce qui m’a soutenu, porté même, c’est le plaisir pris à écrire, l’assouvissement de ce besoin de coucher sur le papier ce qui me venait à l’esprit, comme un grand verre d’eau qu’on boit en pleine canicule. Cette urgence de l’écriture, ce sprint de quelques minutes pour mettre en forme le chaos intérieur, tout cela a été plus qu’un exercice technique, cela m’a permis de creuser au fond de moi les mines recelant les veines de minerais qui font ma vie, j’ai dû aller chercher dans mon expérience personnelle ce qui me semble relever du commun des hommes donc de l’universel. Cette exigence que je me suis donnée a finalement renforcé de manière décisive mon besoin absolu d’écrire, cette nécessité que j’ai toujours ressentie de donner corps à l’informe magma intérieur.
Je remercie celles et ceux qui ont pris le temps de lire ces quelques pages. Être lu quand on a écrit comble l’esprit et le cœur, donne l’impression d’exister sur un autre plan que la réalité. Alors : merci !