mercredi 21 mai 2025

 

Mercredi 21/05/2025


Drôle de moment que cette grande adolescence où l’on sort tout juste d’une longue période passée dans un cocon où tout nous était mâché, où l’on nous tenait encore la main dans bien des domaines, où l’on était accompagné avec une gentille autonomisation que l’on réclamait sans la vouloir totalement. Et puis en quelques mois, quelques années tout au plus, on est lâché, lâché dans la jungle de la vie sociale, lâché dans les méandres de l’administration, lâché dans le labyrinthe des études, lâché dans l’inconnu d’une vie affective à construire… lâché. C’est très dur, quoi qu’on en pense. Et il est très difficile, lorsqu’on est devenu adulte, de se mettre à la place de nos grands adolescents qui vivent tous ce moment charnière à leur façon, complexe quoi qu’il en soit, et qui va déterminer tant de choses pour la suite. Les aider à prendre ce virage est la seule chose qu’on puisse faire. Cela ne se fait pas sans cris, heurts et tensions, il est certain qu’on ne fera jamais exactement ce qu’il convient, nous ferons des erreurs, mais c’est le fait d’accompagner, d’être là, qui importe, et nous erreurs potentielles sont aussi l’exemple qu’on qu’on veut leur donner : être adulte, ce n’est pas être parfait. L’acceptation du défaut et de la faiblesse est peut-être la clef pour entrer de plain pied dans la vie adulte.

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