Mardi 20/05/2025
L’actualité est lourde, on promet, on attend, on est impuissant… et si on exprimait les choses par une petite fable vite troussée ?
Au-dessus des ruines volait un pinson.
Sous son ventre la ville n’était que gravats,
Il cherchait où manger, où faire sa maison,
Il n’avait plus d’espoir, allait se poser là,
Au loin planait un aigle
Sans foi, ni lois, ni règles.
Il aperçut le petit volatile,
Et le trouva bien vite fort utile
Pour assouvir sa cruauté
Et pour en faire son dîner.
Le pinson résista, accomplit mille exploits,
Il crut en réchapper, mais enfin il céda.
L’aigle ne fit de l’oisillon
Qu’une bouchée de vrai glouton.
Mais bientôt on put voir arriver dans le ciel
Des nuées de pinsons volant à tire d’aile,
L’aigle fut repoussé loin des champs de ruines,
Et le monde loua à jamais leur courage
En dressant une stèle en la cité bédouine
Pour refuser la haine accouchant des carnages.
Deux fois cinq ou six minutes, c’était un peu court, les deux ou trois derniers vers ont été écrits à la maison...
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