Vendredi 23/05/2025
Mois de mai, vingt-cinq ans de ma fille aujourd’hui, mois des paillettes et du luxe. Alors qu’on nous abreuve d’images de Cannes où les strass rivalisent avec le velours rouge du tapis et où l’écologie est sacrifiée pour transporter, loger, nourrir et amuser tout le beau monde, de notre côté, dans notre modeste bourg avignonnais, nous accueillions hier soir un événement Louis Vuitton avec une ondée de ces mêmes stars qui ont dû venir de Cannes en jet ou en hélicoptère. Tout ceci ne fait pas bien sérieux au regard du simple bon sens moral d’abord : pourquoi jouer aussi servilement le jeu de ces admirations quasi religieuses pour des êtres de chair et de sang, de caprices et de bêtise, comme nous tous ? On pourrait souligner aussi les incohérences concernant ce fameux « développement durable » dont nous devons être si soucieux, et qui évidemment passe très, très en arrière des paillettes et des petits-fours. Mais en même temps, ces manifestations de soft power local ou international permettent à la France de continuer à avoir du poids dans le concert des nations. Même si c’est de façon factice, peut-être, la France « compte » encore, s’affiche, attire. Elle attire les regards, les gens et les capitaux, et sa voix peut encore se faire entendre. Si les « bonnes » et fermes décisions (humanistes, soucieuses des droits humains, de l’environnement…) sont prises, elles pèseront à un niveau que peu de pays peuvent prétendre atteindre. Un mal pour un bien, ou l’aveuglement ultime ?...
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