mercredi 16 avril 2025

 

Vendredi 24/01/2025


Je l’ai déjà écrit, mais aujourd’hui, je m’interroge réellement sur l’intérêt de ce que j’exprime ici. D’autres n’ont-ils pas plus de talent pour faire naître les émotions ? D’autres n’ont-ils pas plus de maîtrise dans l’écriture pour exprimer leurs idées clairement, et des idées originales, utiles ? En un mot : l’ennui ne guette-t-il pas à chaque coin de mes phrases ? Disons que je vais faire comme si… et que je vais continuer à m’épancher ainsi. Peut-être qu’à travers des récurrences, des thématiques, une manière d’exprimer une idée ou de raconter un fait, un certain intérêt pourra surgir. Peut-être que mes doutes sont infondés et que ce que j’écris peut tout de même avoir une certaine valeur… Qui sait ? Si « tout est dit... » et si « on vient trop tard... » depuis tant de millénaires d’écriture, comme dirait l’autre, alors en effet il ne sert plus à grand-chose de s’exprimer, et pourtant j’en éprouve toujours le besoin. Immense orgueil, besoin de combler un manque, plaisir insondable d’écrire ou traduction d’une angoisse du néant, entre tout ceci, chacun choisira.




Lundi 27/01/2025


Une nouvelle journée, une nouvelle semaine, et au vu du temps une nouvelle saison démarrent une nouvelle fois. La répétition du même est sans conteste rassurante, c’est le rocher d’Ulysse à quoi s’accrocher quand la tempête fait rage. Mais cette répétition nécessite de la nouveauté pour être viable. Le retour du même est sclérosant, angoissant, comme dans Un jour sans fin, où la répétition du même jour devient littéralement invivable pour le héros. Ainsi donc, comme il a été dit, « la treizième revient, c’est toujours la première... », la stérilité de l’éternel retour porte en elle les germes de la nouveauté et de la créativité. Si le raisonnement semble jésuite, il a le mérite d’ouvrir vers un avenir positif sans renoncer au désir de sécurité dont chacun a besoin. Et cette vision optimiste me plaît.



Mardi 28/01/2025


L’adolescence, dans notre maison familiale de Signes… C’était d’abord une réclusion volontaire pendant le temps libre, réclusion qui n’excluait pas la nécessaire fréquentation de mes contemporains, au collège, dans le car nous y conduisant, et la volontaire participation à l’aventure footballistique des jeunes de notre village. Mais il s’agissait plutôt d’une réclusion choisie. En effet, notre maison pluriséculaire offrait tellement de possibilités de divertissement qu’en sortir ne me venait même pas à l’esprit. Il m’arrivait de fouiller les caves à la recherche de véritables trésors : vieilles pièces, lorgnons du dix-neuvième siècle, journaux littéraires depuis le début du vingtième siècle, vestiges archéologiques… ou bien je m’installais au grenier, sur une échelle, la tête et le buste émergeant à peine de la lucarne du toit, photographiant les oiseaux en vol, et observant la forêt avec une longue-vue. Le jardin offrait un terrain d’observation d’insectes, ou de reptiles, sans pareil. Et puis nous jouions avec mes frères à nous poursuivre de la terrasse aux fenêtres des chambres, via la tonnelle que nous martyrisions. Cette immense bâtisse était le lieu de toutes les découvertes, de toutes les expériences. Elle l’est encore.


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